vendredi 3 juillet 2009

Aufhebung

Ce terme -que nous retrouvons dans le mouvement dialectique chez Hegel(de con)-exprime le passage d'un état à un autre. Ainsi la pousse devient arbre en se faisant tel conserve de son état originel tout en se métarmophosant. Appliquons ce concept philosophique à la sociologie. Nous avons eu une société soixante-huitarde qui pour grandir à eu la bataille générationnelle classique. Le vieux est un con, je prends sa place. En la prenant, l'aufhebung s'est opéré, le successeur a pris le fauteuil pour assurer une pérénité, il y a imposé sa personnalité pour le changement. Et depuis ?
Depuis, l'Homme vit plus longtemps et plus en forme ce qui lui donne les moyens de conserver le pouvoir. Mais aussi, égocentré dans le libertarisme jeuniste, sa progéniture n'est pas sa préoccupation. Et pour en finir avec lui, il a sympathisé avec celui qu'il devait éduquer pour ne pas avoir à passer le témoin.
J'aime pour définir cette absence d'aufhebung très contemporaine me servir d'une machine à café. Prenons un percolateur, c'est le plein d'eau qui stoppe la processus, le café est servi, il peut se boire. Ici, le percolateur est détraqué et l'eau alors que la tasse déborde depuis longtemps continue de jaillir, le café trop dilué n'a plus d'arôme et nous ne pouvons toujours pas le consommer puisque le jet bouillant nous en empêche.
S'il y avait une révolution possible, elle consisterait à enlever la prise, non à oter la tasse.

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