vendredi 9 janvier 2009

Causeur sans sobriété

J'aime ce salon et ses journalistes le plus souvent, pas très littéraire cependant, mais avec des personnalités attachantes. Par contre, je ne m'y aime pas. J'y ai une omniprésence qui s'apparente à de l'addiction, j'y perds mes qualités d'écriture et des heures de travail que je ne consacre pas à la littérature , au milieu de tous ces gens virtuels, je me sens étrangement seul et pire que tout : je suis devenu un chien qui attend la caresse de sa maitresse, l'os jeté par son maitre. Je crois d'ailleurs que je les agace, qu'ils pensent que je suis un imbécile, mais qu'ils me donnent parfois malgré tout cette caresse, cet os à ronger, car mes commentaires et provocations de petite envergure en font rebondir d'autres par outrage ou amusement ou que mon campement chez eux leur rapporte de l'argent. Ce soir, je viens de me rendre compte de ce navrant statut , cette misère et je me sens triste, minable.

4 commentaires:

Aimée a dit…

Bonjour Ludo, c'est expat - ne quittez pas le site svp, je sais que c'est parfois pénible, moi aussi j'essaie de passer un peu moins de temps (mais bon, vu qu'il faut -50 à Paris...).
J'apprécie vos contributions et votre écrit.
On peut les oublier les raymond et cie non?
Virtuellement cordialement,
Aimée

Ludo Lefebvre a dit…

Raymond n'a rien à voir, ma chère Aimée, je me suis battu contre les puissants avec courtoisie et bille en tête dans une affaire judiciaire autrement plus remuante que les propos de ce pauvre con lâche et néfaste, il n'est rien et n'aura plus l'occasion d'être quelqu'un.
Et je ne compte pas quitter ce salon à moins d'être poussé dehors un jour par ses tenanciers.
C'est juste une autocritique quant à ce que je suis devenu dans ce salon, la forme de demande à leur égard dans laquelle j'ai glissé sans m'en rendre compte et qui ne me plait pas. Ils n'y sont pour rien, naturellement. C'est quelque chose que j'ai changé dès que je m'en suis rendu compte, évidemment, car une dose certaine de liberté d'esprit se perdait et je dus être parfois assez envahissant, voire pitoyable.
Il est bon d'être, de temps en temps honnête, avec soi. On peut un peu s'améliorer ainsi si on le désire. Me débarrasser de cette déficience neuve donc s'en être rendu compte est une bonne chose.
Merci pour votre sollicitude qui fait chaud au coeur cependant.
Amicalement.
LL.

Aimée a dit…

Okay, j'ai compris, et vous avez raison, si on ne sait pas se mettre en cause (et essayer de se regarder avec lucidité) on est mort. Mais je suis quand même contente que vous restiez sur le site - j'y suis moins en ce moment (trop de boulot !) mais j'apprécie toujours vos commentaires, même si je ne suis pas toujours d'accord. Mais c'est le plus important non ? Pouvoir lire les gens avec lesquels nous ne sommes pas d'accords, essayer de comprendre leur point de vu, et puis de les assassiner ! (là aussi, joke joke) bonne continuation
Aimée

Ludo Lefebvre a dit…

Continuons donc de nous assassiner avec courtoisie et gentillesse, de lire d'autres avis sans obligatoirement changer le sien, d'être apte à tout lire, tout confronter, tout analyser.
Au plaisir de vous lire, Aimée.