dimanche 11 janvier 2009

Fleur de lys et fer de lance

La monarchie française est pour moi le plus beau modèle à venir loin de cette nasse à mollusques qu'est la démocratie, ce nivèlement arasant qu'est la République, cette auto-proclamation de la bourgeoisie qui dénigre l'élite comme le peuple qu'est la nation. Elle ne s'acquière, hélas, pas par la voix des urnes (que je devine truquées), mais par la conquête guerrière tout a été fait d'ailleurs depuis la révolution pour que l'idée noble ne puisse être à nouveau représentée. Et pourtant, je n'ai jamais réussi à adhérer à l'Action Française ou ses dérivés que je sens intuitivement pas si éloigné des clubs de services ou de la Franc-maçonnerie par qui je fus jadis courtisé. Je ne crois pas, non plus à la légitimité de la moindre famille, mais au renouveau par un sang neuf du royaume de France. Comme souvent en lettres et en pensée, j'ai d'abord réfléchi, puis découvert les auteurs, leur idéologie. Vénérable Charles Maurras si tu n'étais pas né, je pourrais en dire autant de beaucoup d'écrivains, de philosophes qui m'ont volé tant d'idées et de prose en les ayant publiés quelques années plus tôt ou quelques siècles avant.

Fleur de lys et fer de lance en un poing enlacés se sont croisés pour une terre à retrouver.

La crise !

Au luxembourg, le gasoil est passé 0.85 euro le litre à la pompe, la canette de coca light ou de Sergent Pepper à 0.60 au distributeur et le prix du tabac reste stable à 3.35 le paquet de camel. Pour l'instant, vive la crise !

Le mimétisme inconscient

C'est ma période :"grandes révélations égocentriques", ce doit être parce que les bonnes résolutions de l'année 2009 n'ont pas été entreprises, ni même pensées et que je n'ai donc le mental, ayant besoin constant de nourriture, occupé à d'autres pensées. En me regardant dans la glace ce matin- exercice que je ne pratique pas trop, car il génère la haine de soi ou l'adulation et les deux ne me conviennent pas- j'ai trouvé que je commençais à ressembler à Honoré de Balzac, heureusement pas tout à fait tout de même, mais suffisamment pour m'inquiéter. Déjà, j'ai les cheveux longs depuis un mois ou deux, mais surtout j' ai pris du volume en me faisant du muscle et du lard avec un emploi manuel ces derniers temps. Du muscle en soulevant des poids importants, du lard en mangeant à outrance de peur de tomber dans les pommes de fatigue. Si j'aime la maitre du roman réaliste, l'auteur de La Comédie Humaine avec passion, je n'ai vraiment pas envie de lui ressembler.

Souffrirais-je de ce que je nomme le syndrome du charcutier, ce commerçant qui vend, touche et mange du cochon pour finir par lui ressembler, suis-je en partie victime de mes lectures jusque physiquement ?

Horreur, malheur, désespoir, j'ai plein de jolies dames à rencontrer cette année dont certaines particulièrement intéressantes, en plus, au point de désirer les séduire et je suis passé de top model à moyen model, voire petit model. Et ceux qui veulent que je fasse de la politique à leur coté, que je sois exposer ? Non, ce n'est pas ainsi que je veux me montrer, c'est impossible. Un mois de jogging et je perds les sept kilos de trop, j'affine les muscles avec une diète protéinée.

Demain, je cours, après demain, je cours, pendant un mois, je cours.

Balzac, voici que je rejoue Splendeurs et Misères des Courtisanes, Paris me voici bientôt de retour.

samedi 10 janvier 2009

La chute de l'Empire romain

La jeunesse romaine était encline au sentimentalisme, à l'ouverture d'esprit, elle souhaitait un monde plus juste. Il était anormal que les citoyens eussent tant de privilèges et que le barbare fut lésé, disait-elle. Le barbare devint le personnage à la mode, le jeune fils de tribun se mit à se laisser pousser les cheveux, à quitter la toge pour l'habit exotique, à écouter la musique allogène, à singer l'exclu, les frontières commencèrent à avoir du mal à être tenues et un jour, Rome disparut.
Cela ne vous rappelle rien ?

vendredi 9 janvier 2009

Causeur sans sobriété

J'aime ce salon et ses journalistes le plus souvent, pas très littéraire cependant, mais avec des personnalités attachantes. Par contre, je ne m'y aime pas. J'y ai une omniprésence qui s'apparente à de l'addiction, j'y perds mes qualités d'écriture et des heures de travail que je ne consacre pas à la littérature , au milieu de tous ces gens virtuels, je me sens étrangement seul et pire que tout : je suis devenu un chien qui attend la caresse de sa maitresse, l'os jeté par son maitre. Je crois d'ailleurs que je les agace, qu'ils pensent que je suis un imbécile, mais qu'ils me donnent parfois malgré tout cette caresse, cet os à ronger, car mes commentaires et provocations de petite envergure en font rebondir d'autres par outrage ou amusement ou que mon campement chez eux leur rapporte de l'argent. Ce soir, je viens de me rendre compte de ce navrant statut , cette misère et je me sens triste, minable.

La pasionaria

Elle est installée ou presque cette parité tant ourdie au siècle précédent où nous vîmes des féministes plutôt que des femmes remplir pour mieux les quitter nos foyers. Il y a la femme politique dans l'armée, puis dans la police, il y a la femme politicienne avec un tailleur aux allures d'armure de guerrière, de gagnante, la femmes qui faillit être aux affaires qui materne les français en parlant comme une institutrice en colère tout en faisant de la promesse érotique dans ses poses, vous ramenant chez Oedipe roi, chez l'enfant roi, vous insuflant un désir sexuel rendu confus par l'envie d'être pouponné. Il y a le garde des sceaux qui acouche, la militante qui allaite. La femme en politique qui a des couillles de mec est aussi bien présente. Et pourtant elle a disparu de notre paysage la pasionaria, l'obsédée de la politique, la femme enragée engagée, celle qui descendait de Charlotte Corday par la cordée de Mai 68. Vous y comprenez quelque chose ? Moi pas.

Juifs errants

Si vous ne les aimez pas, réjouissez-vous qu'ils aient une terre, ils peuvent être loin de vous. Si vous les aimez, réjouissez-vous qu'ils aient une terre, qu'ils ne soient plus apatrides, sauf par choix. Israël reste parmi nous.

Testament

Un mini testament pour une mini déprime dans une mini vie.

Pas mon corps à la science, je me fiche de la science, elle en a trop fait, qu'elle nous lasse un peu en paix la science. Pas mon corps à la médecine, je n'aime pas ces amis des apothicaires, ni leurs comptes du même nom. Surtout pas de dons d'organes, je n'ai rien à ficher des vies à sauver et n'ai pas envie d'être un mort découpé en plusieurs corps vivants. Pas mon corps dans un caveau onéreux qui ravira le service des pompes funèbres et enorgueillira ma famille. Mais un trou illégalement creusé peu importe où afin de m'y mettre le plus dénudé possible en pleine terre que je serve de nourriture à quelques vers qui valent bien tant d'autres animaux, mais aussi à un pommier, un poirier ou n'importe quel arbre fruitier tant qu'il puisse sustenter les oiseaux et les gens l'été.

La petite peste !

Quelle est délicieuse ce poison ou plutôt quel délicieux poison.
Elle est souvent petite de taille et grande de caractère, ses fesses sont deux melons pas mûrs, fermes comme du granit, vous l'aurez compris. Elle est fine, mais sa poitrine petite, moyenne ou imposante est toujours mise en avant avec arrogance, se détache de son corps frêle comme deux couteaux prêts au combat qu'il soit celui de la rixe ou de l'amour charnel. Elle ne fait d'ailleurs que peu de distinction entre les deux tant elle aime avec rage et hait avec passion. Ses yeux toujours qu'ils soient moqueurs ou rageurs sont mobiles, beaucoup plus mobiles que toutes les autres paires d'yeux, c'est qu'elle cherche de la vie, de l'excès de vie à l'extérieur, jamais en soi et elle a raison.
Elle est blonde, brune, rousse, son regard est azuré, anisé, automnal, ce n'est pas ce qui importe, car toujours elle est la féminité, la vraie.
Par chance et aussi malheur, elle vous aime et vous découvrez que vous n'aviez jamais été épris avant elle, même par l'autre peste qui la précédait. Les sages, les raisonnables, les glamours vous deviennent détestables, vous vous souvenez de l'ennui qu'elles vous généraient. Celle-ci, vous ne pouvez la suivre, être aussi dynamique, spontané, exubérant, en souffrance, joyeux qu'elle. Dès votre rencontre, vous savez qu'elle va vous quitter, qu'elle sera impitoyable lors de la rupture, que vous en vous en consolerez jamais tout à fait.
Elle, seule, a le pouvoir de vous rendre jaloux et elle ne s'en prive pas; par elle, seule, vous subissez à votre tour des crises de jalousie qui vous ravissent et vous laissent les nerfs tordus en même temps. Elle fait des scandales au restaurant et vous la détestez, mais elle pleure et se déteste avec tant de volupté, puis se rachette avec tant de pugnacité que vous finissez par chérir son esclandre qui vous laissa pourtant honteux le sol s'ouvrant sous vos pieds au milieu des tablées voisines et moqueuses.
Il y a de ces nuits où elle vous abreuve de tous ces maux dont elle vous rend responsable, vous cherche querelle en vain pour vous dire au petit matin, mais que c'est vous qui n'avez cessé, sa mauvaise foi vous laisse alors à l'agonie, épuisé. Elle est difficile, pénible à souhait, aime la bagarre, déteste votre silence, fuit le vide, brise votre sérénité de contemplatif, mais c'est une grande amoureuse et vous rembourse par mille tendresses la colère qu'elle vous suscite.


Elle est l'amour, vous fait l'amour comme pas une autre n'en est capable, elle jouit plus, vous donne plus d'affection, vous prend tout entier dans une fusion qui vous met hors du monde, de la conscience.

Vous voudrez la quitter souvent, vous êtes si différents, vous n'en aurez jamais la force. Vous voudrez la garder toujours et ce ne sera pas possible, vous le savez. Un jour, elle vous oubliera aussi rapidement qu'elle vous a adoré, c'est un autre qui partagera ses cris, ses constants chagrins et plaisirs, son hystérie au delà du simple maladif et votre quotidien s'échouera, survivra plus encore que quand elle ne vous ne l'avez pas encore apportée.

De la méfiance de la philosophie et de la politique

La politique comme la philosophie sont deux sujets pour le moins intéressants, mais rapidement l'un comme l'autre prennent toute la place éjectant la littérature de l'esprit.
Nous songeons à l'opposition entre la praxis et l'élis et perdons l'esthétique des lettres au profit de la recherche de la raison, du vrai, du beau, du bien, du sens du monde etc.
Nous regardons notre cité sous son sens social et surtout politique et nous voici captivés, avalés par le marxisme, le libéralisme, le socialisme, le patriotisme, l'ultra-libéralisme, la situation politicienne actuelle, les problèmes de société qui sont de la partie ou qui sont injustement ôtés et nous voici à nouveau loin de la prose du roman.
Certes chateaubriand qui inclut cette dernière dans l'oeuvre, Malraux qui la sort.
Bien sûr, Diderot qui nous a écrit la Religieuse, Voltaire qui met le style dans Zadig ou Candide, Nietzsche qui philologue à travers un personnage, un récit et de la prose.
Mais ce ne sont pas Muray qui croque un rebelle à Roller ou Aubry dans sa défaite, mais en lui ôtant la fonction pour parler de l'égo. Pas plus, Maupassant ou Alphonse Daudet nous emplissant du précieux récit de leurs contes ponctués de contemplation. Ce n'est, en aucune façon, Giono dont l'Angelo se glisse dans l'eau, nu, la nuit pour nager dans la liberté ou l'envolée fantastique retrouvée dans la Morte Amoureuse et la Vénus d'Ylle. Il ne s'agit plus de la comédie humaine ou de la saga des Rougon- Maquart dans leur description des moeurs du dix neuvième s. Plus de place pour le combat et l'ascension du Capitaine Fracasse.

Il me faut pour replonger dans l'écriture du roman et celui que j'aime quitter les dérivatifs que m'engendrent l'islam, la politique, la sociologie, la philosophie, le Droit, le communautarisme, l'Histoire, le journalisme. Me dégager même de la poétique des textes et des cinq étapes ancrées de la rhétorique pour ne plus être le temps du travail qu'un romancier.