lundi 8 juin 2009
Tabac git
En ayant commencé à fumer à l'âge de huit ans et en en ayant quarante aujourd'hui, cela fait donc trente deux ans que j'inhale les volutes grises légèrement bleutées sous diverses marques très souvent blondes. Pourtant voici simplement quelques mois que je ressens du plaisir trois ou quatre fois par jour en fumant sur quarante fois . A quatre-vingt ans, je commencerai certainement à apprécier chaque bouffée de nicotine. Patience !
dimanche 7 juin 2009
La Vieille ville fait peau neuve.
A Boulogne sur Mer où je suis de passage, j"ai observé quelques changements depuis que j'ai le plaisir de ne plus y habiter. Les périfs, le centre devenu piéton comme dans chaque ville de France. Mais c'est entre les remparts dans la haute ville que la métamorphose m'a le plus marqué. Je me souviens de soirées chez des amis employés ou étudiants peu fortunés en ce lieu. Il était peu côté à l'époque de part la vétusté, l'humidité qui y régnaient. Et aujourd'hui, les multiculs héritiers y ont élu domicile. Dans leur uniforme aux allures de pyjamas rayés orange et jaune, les petits maîtres ont installé des boutiques bios, des ventes artisanales, des bars authentiques (mais sans les pauvres qui faisaient trop ploucs), des galeries d'art comptant pour rien, des restos à thèmes, des expositions de photos de voyages etc. Bref, comme dans les quartiers populaires parisiens, le Bobo dévastateur a débarqué, fait augmenter le prix du loyer, viré le peuple pour y implanter son parasitage de petit bourgeois inutile et pensant bien le rester. Ça fume du shit, ça théorise sur le vivre ensemble qui est une chance pour la France tout en se tenant éloigné des arabes et des noirs, ça "écologise" et "développementdurabilise", ça se coiffe en désordre pour faire cool, ça fait comme papa le baba-cool.
samedi 6 juin 2009
Daniel Cohn- Bendit, mais innocent tout de même.
Je n'aime pas Daniel Cohn-Bendit, non par grief personnel, nous ne nous connaissons pas. Mais pour Mai Soixante-Huit, ses positions trotskistes, son attachement profond à l'Union Européenne. Si je comprends et approuve la réponse cinglante que lui fit Marine Le Pen lors d'un débat chez la femme de l'ami de ce dernier : Christine Okrent suite à une provocation sur les tortures jamais prouvées en Algérie à savoir : "Jean-Marie Le Pen ne se fait pas tripoter la braguette par des gamins", ce n'est pas le cas pour l'attaque du même acabit que se permit François Bayrou. Moins encore le déchaînement taxant le libéral libertaire de pédophilie sur les net. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas dans le même contexte. Une femme fatiguée des diffamations faites sur son père et un stratège politique n'ont pas la même inuento et l'intention prime dans ce type de propos. Ensuite parce que je ne crois pas Daniel Cohn Bendit pédophile. Il était lui même adolescent donc pas encore adulte lorsque moniteur de colonie de vacances, il laissa des enfants toucher son sexe et ce n'est pas anodin de le rappeler. Un jeune homme roux, gros, à la peau rose probablement encore puceau ne devait pas avoir une file d'attente de jeunes filles amoureuses devant sa chambre; de la sexualité, il ne connaissait, il est à parier, que la frustration et l'onanisme. C'est que l'éternel ado n'est plus tout jeune et à la sortie de la guerre, la sexualité, sans être absente, n'était pas aussi facile d'accès que dans les années quatre-vingt; en étant aussi disgracieux, séduire devait sembler hors de portée, il a voulu découvrir. Je ne défends pas ici, l' homme politique dont la légitimité porte à caution, mais l'adolescent, pas encore dans la responsabilité et le vécu de l'adulte. Lorsqu'il a fait ces révélations dans un livre, il était dans une période où il était de bon ton de se mettre à nu_ il serait difficile de trouver meilleure expression en l'occurrence_ et il fut honnête, dans le type d'honnêteté du moment, ce qui était aussi une façon de faire sa pub de provocateur, de briseurs de tabous si prisée encore de nos jours. Comme il me semble juste de combattre (le verbe n'est pas trop fort) avec toute volonté disponible les idéologies politiques du monsieur, il me semble important de ne pas le réduire au pédophile qu'il n'est pas. Bien sûr, le bonhomme a usé et abusé du discrédit, de l'opprobre, de la diabolisation et se prend un retour de vague qui ferait facilement plaisir, mais c'est un honneur que de ne pas sombrer dans cette malhonnêteté intellectuelle, plus encore parce qu'il s'agit de Daniel Cohn- Bendit.
mercredi 27 mai 2009
God saves the queen ( to Sarkozy)
La Reine d'Angleterre n'est pas invitée à la commémoration du débarquement de Normandie. Après Bigard présenté au pape, l'entrée dans l'OTAN, les familiarités condescendantes avec Angela Merkel, les ronds de jambes pour Obama, la première dame de France qui a posé à poil, les excès de repentance, l'ouverture, non à gauche, mais à ceux du PS qui sont des crapules, aux phrases vulgaires et arrogantes. J'exprime ma honte profonde, ma tristesse d'avoir un président d'un si petit acabit et je ne parle pas de taille.
mardi 26 mai 2009
On n'a pas tous quelque chose de Tenesse.
Dans son honnête et bien écrite biogaphie du nom de : Mémoires d'un Vieux Crocodile, le dramaturge nous raconte sa vie, en réalité pour une bonne partie sa vie sexuelle. Une suite de conquêtes masculines souvent jeunes, paumées, achetées. S'il y eut jadis quelques subversions à exposer une homosexualité, c'est aujourd'hui devenu le grand déballage, la grande lessive au lavoir public_mais même à l'époque où le pédé était persécuté, je n'aurais pas été partisan de l'exposition de l'acte amoureux surtout s'il est partagé par deux hommes_. Le livre de Tenesse Williams ne m'a pas choqué, mais a dérangé cette belle pudeur si absente de nos jours que je crois importante, belle en tout cas. Je n'ai pas aimé également cette description de diverses sodomies et autres pratiques, la perception qu'en a l'auteur, cette volonté de mariages gays à l'encontre du bon sens sociétal au nom d'un égalitarisme n'ayant pas lieu d'être. On pouvait attendre d'un écrivain lié au théâtre, au cinéma qu'il restitue la féerie hollywoodienne qui existait encore à son époque, les angoisses particulières de celui qui passe de longues heures seul devant sa machine à écrire. Ce fut plus intéressant que la violence, la bestialité d'une relation sexuelle homosexuelle. Ce fut plus captivant que les déboires, toujours les mêmes, d'un alcoolique, d'un drogué. Je mets cependant une étoile à Tenesse Williams, mais uniquement parce qu'il était bon écrivain et qu'il avait l'avantage du primeur dans ce type de récits. Ce n'était pas encore devenu toute une société qui pose nue dans la surenchère égocentrique, démonstrative.
Libellés :
biographie,
écrivain,
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Tenesse Williams
Sculpteur sur Bloy
Voila, j'y suis ! Misère, je suis dans la misère. Relisant le journal de Léon Bloy, je retrouvais avec un certain dégoût l'esprit de mendicité du grand homme. Il quémandait à ses amis fortunés le pain et le vin et cela me le rend particulièrement antipathique sur ce point, se plaignait d'un ami lui rendant visite qui s'était restauré chez lui. Lorsqu'il n'y a plus rien, gardons la dignité. Ne refusons jamais une hospitalité_ quelqu'en soit le prix à payer_ à un visiteur, continuons surtout d'être généreux.
Un ami m'a proposé de l'argent, j'ai refusé, refusé, refusé, puis dépassé ai fini par accepter. Et je m'en mords les doigts, me sens misérable, diminué. Il me faudra lui rendre en urgence une fois un emploi parallèle à celui d'écrivain trouvé afin de retrouver un rapport d'égal à égal avec ce gentleman, cet intellectuel de coeur.
Il ne me manque plus que l'épouse ancienne prostituée reconvertie dans la catholicisme qui devient folle, quoi que j'aimerais bien quelque part. Et puis ce geignard avait un toit digne de ce nom. Je vais aller vivre dans une caravane auprès d'un public de ploucs de camping et de gitans que je déteste.
Volée de bloy vert, ne pouviez-vous pas vendre de la ferraille, des moules comme je le fais, dénicher un emploi de veilleur de nuit afin de pouvoir continuer à écrire romans, poésies, essais, articles comme je vais le faire ? J'ai aussi cette noblesse de l'écriture, cette volonté de ne faire que cela, cette détestation snobe pour les emplois autres, aussi je te comprends. Mais mendier pour une âme élevée, un polémiste de talent tel que vous, se soumettre au bon vouloir de cette saleté d'être humain. Non, il vaut mieux se sentir un peu minable par ces boulots indignes que complètement minable en étant à la charge des autres tels ces parasites gravitant autour du détestable microcosme jet setteur.
Un ami m'a proposé de l'argent, j'ai refusé, refusé, refusé, puis dépassé ai fini par accepter. Et je m'en mords les doigts, me sens misérable, diminué. Il me faudra lui rendre en urgence une fois un emploi parallèle à celui d'écrivain trouvé afin de retrouver un rapport d'égal à égal avec ce gentleman, cet intellectuel de coeur.
Il ne me manque plus que l'épouse ancienne prostituée reconvertie dans la catholicisme qui devient folle, quoi que j'aimerais bien quelque part. Et puis ce geignard avait un toit digne de ce nom. Je vais aller vivre dans une caravane auprès d'un public de ploucs de camping et de gitans que je déteste.
Volée de bloy vert, ne pouviez-vous pas vendre de la ferraille, des moules comme je le fais, dénicher un emploi de veilleur de nuit afin de pouvoir continuer à écrire romans, poésies, essais, articles comme je vais le faire ? J'ai aussi cette noblesse de l'écriture, cette volonté de ne faire que cela, cette détestation snobe pour les emplois autres, aussi je te comprends. Mais mendier pour une âme élevée, un polémiste de talent tel que vous, se soumettre au bon vouloir de cette saleté d'être humain. Non, il vaut mieux se sentir un peu minable par ces boulots indignes que complètement minable en étant à la charge des autres tels ces parasites gravitant autour du détestable microcosme jet setteur.
lundi 25 mai 2009
La race du métis
Non, pas le métissage des races, les races métissées. Il s'agit bel et bien de la race métisse, une identité nouvelle qui est tout sauf une absence de race. Nouvelle venue, car jadis le métis était la valeur ajoutée, la pièce apportée au clan, la rareté nécessaire à la fortification de celui-ci. Cette dernière née manque des défaites, des illusions perdues de ces prédécesseurs qui apportèrent sagesse quant à des rêves de domination universelle. Le métis est contre les blancs, contre les noirs, contre les jaunes, les arabes, les juifs, contre sa propre et heureuse différence. Il veut réduire le monde à son image en faisant disparaître couleurs de peau bigarrées, nations, cultures, frontières, langues, croyances, us et coutumes.
Un véritable souverainiste n'est pas raciste contrairement à un nombre certain d'antiracistes, d'universalistes. S'il veut préserver ses origines, il est également pour la conservation et le conservatisme des autres teintes, des autres paradigmes; des autres sociétés. Il n'est pas opposé à une minorité venu d'ailleurs tant qu'elle reste restreinte ne mettant pas son identité, son mode de vie en péril, tant qu'elle n'a pas à dessein la prise de pouvoir sur ses motivations extérieures. Il n'est pas dans le projet destructeur, coloniateur du métis moderne.
Le métis qui est dans un projet universaliste veut faire table rase du monde en l'uniformisant, réduire l'Histoire et par delà, les Histoires, les peuples comme l'Empire voudrait aplanir creux et bosses civilisationnels, comme un conquérant désire que le monde n'ait plus qu'un nom celui de son pays, un chef, lui même, comme le général d'une multinationale voudrait transformer les êtres humains dans toute la richesse qu'ils englobent en prospects gogos et uniquement cela.
Un véritable souverainiste n'est pas raciste contrairement à un nombre certain d'antiracistes, d'universalistes. S'il veut préserver ses origines, il est également pour la conservation et le conservatisme des autres teintes, des autres paradigmes; des autres sociétés. Il n'est pas opposé à une minorité venu d'ailleurs tant qu'elle reste restreinte ne mettant pas son identité, son mode de vie en péril, tant qu'elle n'a pas à dessein la prise de pouvoir sur ses motivations extérieures. Il n'est pas dans le projet destructeur, coloniateur du métis moderne.
Le métis qui est dans un projet universaliste veut faire table rase du monde en l'uniformisant, réduire l'Histoire et par delà, les Histoires, les peuples comme l'Empire voudrait aplanir creux et bosses civilisationnels, comme un conquérant désire que le monde n'ait plus qu'un nom celui de son pays, un chef, lui même, comme le général d'une multinationale voudrait transformer les êtres humains dans toute la richesse qu'ils englobent en prospects gogos et uniquement cela.
jeudi 21 mai 2009
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