jeudi 15 janvier 2009

La mouvement de la femme

De la descente d'organes à la remontée gastrique en passant par l'affaissement de la peau, la femme bouge la cinquantaine aidant, drôle de mouvement féministe et féminin que celui-ci. C'est la chute de l'ancienne beauté arrogante plaquée par son riche époux pour une jeunette de trente-cinq ans payant ainsi des années de méchanceté hautaine. C'est la femme libre qui ne baise plus de passage et se retrouve dans une épouvantable solitude. C'est l'épanouissement de la laide qui se trouve sur un pied d'égalité avec les rivales jadis plus chanceuses. C'est l'âge où les actrices ont le choix entre les rôles de cinéma dits profond ou le chômage. C'est aussi, hélas pour nous, le temps où nous voyons les linottes télévisuelles d'hier se reconvertir dans l'intellectualisme, la politique, la psychologie ou pire la spiritualité et nous subissons, subissons, subissons des discours au mieux amusants à leur insu.
Le botox, l'implantation mammaire, le lifting devraient être nos alliés, mais triple fois dommage, les résultats sont si peu probants que ces monstres de foire, ces freaks, peu dupes se reconvertissent plus vite encore. Nous héritons de madame Frankenstein à la place de Duras comme diffuseur de platitudes et dingueries féminines intuitives, certes la nuance est mince.

mardi 13 janvier 2009

Du tac au tac

Un gugus aujourd'hui, non seulement me refuse une priorité, mais en plus me fait des gestes et me dit des mots rendus incompréhensibles par nos vitres fermées. J'ouvre la mienne, il ouvre la sienne pour me dire un délicat : "nique ta race". Bien que n'aimant pas ce langage pesant et outrancier habituellement, je lui rétorque du tac au tac : "nique ta mère t'auras des frères et elle plus d'allocs".

dimanche 11 janvier 2009

Fleur de lys et fer de lance

La monarchie française est pour moi le plus beau modèle à venir loin de cette nasse à mollusques qu'est la démocratie, ce nivèlement arasant qu'est la République, cette auto-proclamation de la bourgeoisie qui dénigre l'élite comme le peuple qu'est la nation. Elle ne s'acquière, hélas, pas par la voix des urnes (que je devine truquées), mais par la conquête guerrière tout a été fait d'ailleurs depuis la révolution pour que l'idée noble ne puisse être à nouveau représentée. Et pourtant, je n'ai jamais réussi à adhérer à l'Action Française ou ses dérivés que je sens intuitivement pas si éloigné des clubs de services ou de la Franc-maçonnerie par qui je fus jadis courtisé. Je ne crois pas, non plus à la légitimité de la moindre famille, mais au renouveau par un sang neuf du royaume de France. Comme souvent en lettres et en pensée, j'ai d'abord réfléchi, puis découvert les auteurs, leur idéologie. Vénérable Charles Maurras si tu n'étais pas né, je pourrais en dire autant de beaucoup d'écrivains, de philosophes qui m'ont volé tant d'idées et de prose en les ayant publiés quelques années plus tôt ou quelques siècles avant.

Fleur de lys et fer de lance en un poing enlacés se sont croisés pour une terre à retrouver.

La crise !

Au luxembourg, le gasoil est passé 0.85 euro le litre à la pompe, la canette de coca light ou de Sergent Pepper à 0.60 au distributeur et le prix du tabac reste stable à 3.35 le paquet de camel. Pour l'instant, vive la crise !

Le mimétisme inconscient

C'est ma période :"grandes révélations égocentriques", ce doit être parce que les bonnes résolutions de l'année 2009 n'ont pas été entreprises, ni même pensées et que je n'ai donc le mental, ayant besoin constant de nourriture, occupé à d'autres pensées. En me regardant dans la glace ce matin- exercice que je ne pratique pas trop, car il génère la haine de soi ou l'adulation et les deux ne me conviennent pas- j'ai trouvé que je commençais à ressembler à Honoré de Balzac, heureusement pas tout à fait tout de même, mais suffisamment pour m'inquiéter. Déjà, j'ai les cheveux longs depuis un mois ou deux, mais surtout j' ai pris du volume en me faisant du muscle et du lard avec un emploi manuel ces derniers temps. Du muscle en soulevant des poids importants, du lard en mangeant à outrance de peur de tomber dans les pommes de fatigue. Si j'aime la maitre du roman réaliste, l'auteur de La Comédie Humaine avec passion, je n'ai vraiment pas envie de lui ressembler.

Souffrirais-je de ce que je nomme le syndrome du charcutier, ce commerçant qui vend, touche et mange du cochon pour finir par lui ressembler, suis-je en partie victime de mes lectures jusque physiquement ?

Horreur, malheur, désespoir, j'ai plein de jolies dames à rencontrer cette année dont certaines particulièrement intéressantes, en plus, au point de désirer les séduire et je suis passé de top model à moyen model, voire petit model. Et ceux qui veulent que je fasse de la politique à leur coté, que je sois exposer ? Non, ce n'est pas ainsi que je veux me montrer, c'est impossible. Un mois de jogging et je perds les sept kilos de trop, j'affine les muscles avec une diète protéinée.

Demain, je cours, après demain, je cours, pendant un mois, je cours.

Balzac, voici que je rejoue Splendeurs et Misères des Courtisanes, Paris me voici bientôt de retour.

samedi 10 janvier 2009

La chute de l'Empire romain

La jeunesse romaine était encline au sentimentalisme, à l'ouverture d'esprit, elle souhaitait un monde plus juste. Il était anormal que les citoyens eussent tant de privilèges et que le barbare fut lésé, disait-elle. Le barbare devint le personnage à la mode, le jeune fils de tribun se mit à se laisser pousser les cheveux, à quitter la toge pour l'habit exotique, à écouter la musique allogène, à singer l'exclu, les frontières commencèrent à avoir du mal à être tenues et un jour, Rome disparut.
Cela ne vous rappelle rien ?

vendredi 9 janvier 2009

Causeur sans sobriété

J'aime ce salon et ses journalistes le plus souvent, pas très littéraire cependant, mais avec des personnalités attachantes. Par contre, je ne m'y aime pas. J'y ai une omniprésence qui s'apparente à de l'addiction, j'y perds mes qualités d'écriture et des heures de travail que je ne consacre pas à la littérature , au milieu de tous ces gens virtuels, je me sens étrangement seul et pire que tout : je suis devenu un chien qui attend la caresse de sa maitresse, l'os jeté par son maitre. Je crois d'ailleurs que je les agace, qu'ils pensent que je suis un imbécile, mais qu'ils me donnent parfois malgré tout cette caresse, cet os à ronger, car mes commentaires et provocations de petite envergure en font rebondir d'autres par outrage ou amusement ou que mon campement chez eux leur rapporte de l'argent. Ce soir, je viens de me rendre compte de ce navrant statut , cette misère et je me sens triste, minable.

La pasionaria

Elle est installée ou presque cette parité tant ourdie au siècle précédent où nous vîmes des féministes plutôt que des femmes remplir pour mieux les quitter nos foyers. Il y a la femme politique dans l'armée, puis dans la police, il y a la femme politicienne avec un tailleur aux allures d'armure de guerrière, de gagnante, la femmes qui faillit être aux affaires qui materne les français en parlant comme une institutrice en colère tout en faisant de la promesse érotique dans ses poses, vous ramenant chez Oedipe roi, chez l'enfant roi, vous insuflant un désir sexuel rendu confus par l'envie d'être pouponné. Il y a le garde des sceaux qui acouche, la militante qui allaite. La femme en politique qui a des couillles de mec est aussi bien présente. Et pourtant elle a disparu de notre paysage la pasionaria, l'obsédée de la politique, la femme enragée engagée, celle qui descendait de Charlotte Corday par la cordée de Mai 68. Vous y comprenez quelque chose ? Moi pas.

Juifs errants

Si vous ne les aimez pas, réjouissez-vous qu'ils aient une terre, ils peuvent être loin de vous. Si vous les aimez, réjouissez-vous qu'ils aient une terre, qu'ils ne soient plus apatrides, sauf par choix. Israël reste parmi nous.

Testament

Un mini testament pour une mini déprime dans une mini vie.

Pas mon corps à la science, je me fiche de la science, elle en a trop fait, qu'elle nous lasse un peu en paix la science. Pas mon corps à la médecine, je n'aime pas ces amis des apothicaires, ni leurs comptes du même nom. Surtout pas de dons d'organes, je n'ai rien à ficher des vies à sauver et n'ai pas envie d'être un mort découpé en plusieurs corps vivants. Pas mon corps dans un caveau onéreux qui ravira le service des pompes funèbres et enorgueillira ma famille. Mais un trou illégalement creusé peu importe où afin de m'y mettre le plus dénudé possible en pleine terre que je serve de nourriture à quelques vers qui valent bien tant d'autres animaux, mais aussi à un pommier, un poirier ou n'importe quel arbre fruitier tant qu'il puisse sustenter les oiseaux et les gens l'été.