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vendredi 26 juin 2009

Un café avec Marine Le Pen 2.

Préambule : dans le soucis que le post de Robespierre garde un sens, je commence ce billet en laissant le précédent définitivement en chantier.

Le porte-parole de la vice-présidente, lecteur de mon ouvrage avec qui j'ai sympathisé m'a invité à un meeting du Front National dans le Nord. Reçu dans un cadre verdoyant bordé de lacs avec une salle de banquet dans une péniche, je fus attablé au milieu de quelques V.I.P pour partager un frugal repas champêtre et de nombreuses conversations des plus sympathiques. Oui, sympathique sera le mot d'ordre de cet article, car je n'ai croisé tout au long de cette journée que convivialité, gentillesse, bonne humeur, esprit et bon esprit, culture, réflexion, bonne éducation, calme et naturellement patriotisme. Loin du ventre fécond de la bête que décrivent les médias à l'interprétation de la réalité fallacieuse, c'est dans la chaleur familiale de gens attachés au patrimoine que j'ai évolué ce lundi ensoleillé de printemps.
Il y avait là pauvres et riches sans dispute de classes, français de souche et d'ailleurs sans guerre ethnique, jeunes et vieux en paix par le respect dû à l'ancien, hommes sans savoirs académiques, anciens mineurs, ouvriers du textile et historiens, avocats, médecins, cadres. Cet encas avait la saveur des dîners familiaux d'une époque révolue d'avant l'éclatement des familles. Comment cette sérénité fut-elle possible ? Par le lien que crée la patrie entre les individus.

Marine Le Pen arriva un peu plus tard, son charisme inonda l'assemblée, c'est une femme grande, gracile, souriante, belle et même très belle qui m'apparut. Disponible pour son assemblée, elle fit le tour des nombreuses tables ayant un mot, un regard pour tous. Puis ce fut rapidement le temps du discours où ce tribun ayant rejoint le talent oratoire de son père démonta avec brio les supercheries européistes en tous genres. Dans ce coin de nature nordiste et perdu se préparait une page de l'Histoire de France, m'a t-il semblé, mais nous ne saurions vérifier cette intuition autrement qu'avec le temps et des concrétisations.
Enfin, Bruno me présenta à Marine. Nos salutations et regards échangés, nous rejoignîmes une tablée, elle m'invita à m'asseoir à ses cotés où une chaise était vacante.
- "Prenez la place du vice-président qui s'est absenté" me dit elle.
- "Déjà" lui répondis-je dans un rire discret.
Nous discutâmes de divers sujets, personnalités et idées que je tairais par respect pour la confidentialité de mademoiselle Marine Le Pen.
Le départ, cependant, se fit rapide, un emploi du temps de responsable politique valant bien celui de ministre, nous nous promîmes cependant de dîner un soir ensemble pour prolonger cette conversation.
J'ai traîné le temps de quelques cocas au bar et de plusieurs conversations avec des militants et suis reparti vers mon port de pêche lieu de vie.

Ce fut une bonne journée !

Je me dis que cet article et le fait de ne pas avoir caché cette rencontre font que le royaliste, écrivain et idéologue assez populaire dans la rue et sur le net que je suis risque fortement de tomber en disgrâce, de ne plus avoir ces nombreux posts complices sur Causeur, de réceptionner moins de mails dans sa boîte aux lettres virtuelle, de recevoir moins d'invitations chaleureuses d'écrivains, journalistes, philosophes, historiens, personnalités médiatiques surtout. Toutes vérités même aussi innocentes ne seraient pas bonnes à émettre. Nous verrons et c'est un bon test pour identifier ses amis. Quant à mon avenir d'écrivain, de journaliste, il risque de se trouver fort compromis. Alors parce que je ne suis pas naïf et que je suis capable de garder un secret, pourquoi en avoir fait mention ? Par patriotisme, esprit de liberté, esprit de fronde quant à des conduites dictées et qui ne sont pas toujours les bonnes et pour montrer que tout ce qui est raconté à la télévision n'est pas forcément vrai.

Quelques jours plus tard, je me rends compte de l'évidence émise à la fin de cet article, je reçois moins de mails, on me cause moins. Et encore, je ne suis pas membre de ce parti ayant pris celui définitif de ne jamais appartenir à un groupe idéologique afin de me préserver au maximum de l'influence, de la pensée récitée.

Il me faut retoucher ce billet encore puisque je reçois à nouveaux de nombreux mails, des différents et d'autres restés fidèles.

Je crie juste : vive le Roi et le Roi n'est pas là.